Archives de Catégorie: Paraty

Heureux petit ballon jaune.

En ce jour de Juillet 2010, j’essayais de numériser les rues pavées et les maisons colorées de Paraty. Je prenais des photos qui devaient sans doute ressembler à celles de dizaines de photographes amateurs qui, comme moi, tentaient de prendre « Le » cliché original. Avec son style dépouillé, sans fresque excessive et une architecture aux murs plats et blancs soulignés de couleurs vives, Paraty est une cité si esthétique qu’il est à la fois facile de faire de bonnes photos et presque impossible de réussir le cliché insolite, celui que l’on remarquera au premier coup d’oeil sur une planche contact. Alors que je faisais face à ce difficile constat de banalité, cette petite fille au ballon jaune est apparue. Coursière involontaire d’un message si vrai, elle tenait au bout de ce fil tout ce qu’est la photographie, une envie, un peu d’instinct et beaucoup de chance. Heureux petit ballon jaune.

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Retour à Paraty

La marée haute à Paraty est l’occasion de réaliser de belles images. Sur cette photo, trois enfants rentrent de l’école. Aujourd’hui ils ont appris pourquoi leur ville se laisse ainsi envahir chaque jour par la mer. Le professeur a expliqué que 400 ans plus tôt ce sont des orpailleurs qui vivaient ici, des milliers d’entre eux, aventuriers touchés par la fièvre de l’or et les promesses de vies meilleures. Alors le professeur a demandé à ses élèves d’imaginer des dizaines de chevaux et carrioles, l’insalubrité, les maladies tropicales et le manque d’infrastructures sanitaires. Il leur a demandé d’imaginer aussi l’odeur des excréments, des eaux usées et de la boue en putréfaction. Ensuite, comme une évidente solution à des problèmes de santé publique graves, il leur a conté l’histoire de cet architecte génial qui a inventé une ville renaissant à chaque nouvelle marée, lavée de ses immondices recouvrant les pavés. Ainsi est née Paraty, cité dessinée à fleur d’eau, juste assez haut pour garder les trottoirs secs. Aujourd’hui la mer ne joue plus ce rôle d’éboueur, à peine emporte-elle encore quelques déchets plus contemporains et des bateaux de papier, malmenés dans les courants sous les yeux amusés des enfants. A Paraty la fièvre n’est plus mais l’eau est toujours là et les chercheurs d’or ont fait place aux chasseurs d’images.

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